DJ MAC PHIVE

Je crois que la radio a changé ma vie.

Quand j’étais gamin, je dormais avec un casque sur les oreilles sous la couette.
J’écoutais Maurice, Difool… j’étais fasciné par les voix, par cette sensation étrange d’entendre des gens parler dans la nuit comme s’ils étaient dans la pièce avec toi.

Très tôt, je me suis dit : “Moi aussi, un jour, je ferai de la radio.”

Quelques années plus tard, après mes études, un collègue me parle des soirées de @wiltordjeff66 et @macphive
Je lui réponds immédiatement : “DoMeRight ? Je les écoute tous les jeudis.”

Il me regarde et me dit : “Jeff, c’est mon cousin.”

À cette époque-là, j’enregistrais déjà des maquettes chez moi et j’envoyais des projets d’émission un peu partout.
Je lui montre même le dossier papier que j’avais dans ma sacoche.

Une semaine plus tard, il me pousse à appeler Jeff.

Je me souviens encore du stress au téléphone.

Je lui dis : “Salut Jeff… moi c’est Anouar… j’écoute l’émission depuis longtemps… est-ce que je pourrais venir assister à l’émission un jeudi soir ?”

Il me répond simplement : “Viens.”

Le jeudi suivant, j’entre dans les studios de @generations.fr

Et là… énorme claque.

Voir une émission que tu écoutes depuis des années se faire en direct…
Voir les micros, les consoles, les disques…
Voir l’énergie du studio…

Je savais déjà que j’allais revenir.

À la fin de l’émission, je demande à Jeff : “Est-ce que ça te dérange si je reviens ?”

Il me répond : “Ici t’es chez toi. Tu reviens quand tu veux.”

Je suis revenu toutes les semaines pendant 6 ans.

Et ce que je n’oublierai jamais, c’est que Jeff et Mac Phive m’ont accueilli comme un petit frère.

Cette radio m’a permis de rencontrer des artistes incroyables, des journalistes, des DJs, des animateurs, des passionnés…
Des gens devenus parfois des amis…

Chaque jeudi, je prenais la 205 beige que mon frère me prêtait pour aller vivre ma passion à Paris.

Avec le recul, je crois que ces nuits de radio ont construit énormément de choses chez moi.

Comme quoi… parfois une simple invitation peut changer toute une trajectoire.

“Ici t’es chez toi. Tu reviens quand tu veux.”

Je n’ai jamais oublié cette phrase.