C’est @hafid_no_stress qui m’a fait découvrir @rachid_djaidani .
Après ça, je crois que j’ai détesté les auteurs classiques 😅
J’emmerdais presque Jean Jacques Rousseau … au point de me faire virer de cours.
Parce que pour la première fois, je lisais quelqu’un qui parlait comme nous.
Quelqu’un qui écrivait avec les tripes.
Avec la rue, les silences, la colère, les rêves et les galères.
C’est Rachid qui m’a donné envie d’écrire.
À l’époque, je le découvre chez Thierry Ardisson.
Et je me souviens d’un truc qui m’avait marqué : pour son deuxième livre, il s’était filmé en train d’écrire pour prouver que c’était bien lui l’auteur.
Comme si, venant d’où il venait, écrire un livre était forcément suspect.
Des années plus tard, je le croise un soir aux abords des Halles.
Je l’interpelle.
Et finalement, on finit dans un restaurant libanais à parler littérature, cinéma et de son film.
De cette rencontre, j’en ferai un article publié sur le @bondyblog.
À un moment, certains disaient qu’il était “fini”, presque disparu du paysage.
Puis il remporte la Quinzaine des Réalisateurs… et soudainement, pour les mêmes rédactions, il redevient un génie.
À la fin de notre discussion, il me propose qu’on fasse une photo ensemble.
Il me dit :
“Peut-être qu’un jour, on se souviendra de cette rencontre… et que toi aussi tu sortiras un livre.”
Ben… c’est fait.
